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critique · chronique

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Lecteurs, lectrices, bienvenue !
Cet humble blog comporte comme visée principale l'ouverture d'un espace de réflexion critique sur l'art, essentiellement moderne et contemporain. Il recense divers articles concernant les expositions que j'ai pu visiter en Italie, pays où j'habite actuellement. Il tente également de faire état des interrogations esthétiques contemporaines(point de vue théorique aussi bien que philosophique), tout en tenant compte du fonctionnement institutionnel et médiatique du monde artistique(point de vue concret de la diffusion et de la promotion artistique). Le blog contient des comptes-rendus de mes lectures, ainsi que des links, permettant d'ouvrir des perspectives de recherches aux lecteurs.  Une section plus personnelle sera consacrée aux découvertes d'artistes peu ou pas connus que j'aurai rencontré et qui me seront parus passionnants.
Je suis ouverte à tous commentaires venant de votre part.
Bonne lecture !
Current Mood:
curious
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Samedi dernier, des élèves de l'Ecole du Cirque et du Conservatoire de Musique de Paris se sont associés afin de créer un petit spectacle qui dura environs trois quart d'heure. A la sortie de la station de métro Europe, au milieu de la route, un groupe de musiciens et de jongleurs attira d'abord les passants, constituant ainsi un premier cortège qui fut acheminé jusqu'aux locaux du Conservatoire. Puis, acrobaties en tous genres, trapézistes ont présenté, de manière parfois très poétique, un certain nombres de numéros, accompagnée splendidement par les musiciens élèves du Conservatoire. La foule de spectateur a bientôt vu son nombre augmenter.
Certes, il ne s'agissait sans doute pas d'un spectacle au comble de la perfection technique, compte tenu du fait que les intervenants étaient des élèves et non pas des professionnels. Cependant, l'ambiance dynamique et l'attitude enthousiaste qui s'imposa prouve qu'il en faut parfois peu pour alléger et réconforter les parisiens soumis à un quotidien parfois un peu trop gris et morose.
En outre, l'association entre les élèves des deux écoles étaient parfaite. Le clou du spectacle résida dans l'association entre deux acrobates et un pianiste solo dans une scène assez provocatrice. Un superbe piano à queue, valant quelques "deniers", devenait le support à toutes les acrobaties de deux demoiselles aux formes généreuses et aux tenues légères. Osée, cette présentation n'en demeura pas moins extrêment élégante et sensuelle.
Nul doute qu'il y aurait de très belles choses à faire dans cette association entre le Cirque et la recherche de la perfection musicale.

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Current Mood:
amused
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Il ne faudrait pas croire tout ce qu'on vous raconterait sur la prétendue ouverture des Ecoles supérieurs Beaux-Arts à toute forme d'art...etc, etc,... En réalité, les Ecoles Beaux-Arts restent le bastion de le l' Académisme. En témoigne l'existence de cette oeuvre ci-dessus, réalisée par une élève, aujourd'hui détruite. En effet, l'oeuvre ne plaisant pas aux professeurs, et l'élève n'ayant plus suffisamment d'argent pour se procurer une autre toile, elle a servi de toile de récupération.
Il faut sans doute bien choisir son Ecole, toutes n'ont sans doute pas les mêmes orientations. Toutefois, cela dit beaucoup aussi sur les capacités d'ouverture. Certaines écoles ont en horreur le figuratif et entrent en extase devant n'importe quelle forme géométrique, du moment qu' elle soit un peu colorée...Le plus absurde est cette dernière tendance, très japonaise, qui apparaît beaucoup dans les galeries parisiennes : l'art de Le Roy Merlin. Prenez un échantillon de peinture murale dans un grand magasin, imitez-le, agrandissez-le, et attachez-le au mur. Ce fera une magnifique toile décorative. C 'est cela qui a de l'avenir, et non plus le figuratif. Non, il faut de la matière, du mouvement. Il faut répéter et répéter les découvertes des dernières "avant-gardes" : la matière, la couleur, la ligne (Quelles découvertes !). Le temps n'est plus aux "pinocchio" (c'est ainsi que l'oeuvre ci-dessus s'est vue qualifiée).
Si l'on peut et doit finalement respecter toute forme artistique, il est dommage que de telles écoles enseignent plus le mépris d'un genre, le mépris d'une certaine peinture, plutôt qu'elle n'encourage les différents talents.


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Current Mood:
disappointed
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En rentrant à pied, ce soir, je suis tombée sur le GMAC, c' est-à-dire les grand marché d' art contemporain qui se situe actuellement sur la place de la Bastille. Heureuse de la surprise, j' ai parcouru rapidement l' ensemble de l' espace avant sa fermeture afin d' avoir un premier point de vue général. Deux sculpteurs ont particulièrement attiré mon attention :



france



Christian Champin, le métallo-déchéticien, virtuose du Recycle Art, non dénué d' humour et de tendresse, capable de créer des personnages très "vivants", particulièrement expressifs. Je ne suis malheureusement pas parvenue à trouver sur le Net ce que j' ai vu à la place de la Bastille. L' artiste ne manque pas d' inventivé, il mérite tous les honneurs pour ce merveilleux panthéon qu' il a créé.
Plus d' information

sur son site.

L' autre merveilleux et très sympathique sculpteur que j' ai rencontré
ALLAIN , un magnifique céramiste qui réalise des figures aux allures sacrées, plus ou moins grandes.



france,sculptur france,sculptur



Il donne à ses figures une origine géographique, et invente une civilisation imaginaire. D' une richesse remarquable et au sens esthétique très raffiné, ses sculptures sont à voir.





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Current Mood:
surprised
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Depuis que j' ai visité la Biennale de Venise en fin de printemps dernier, lors de son ouverture, je me suis souvent promise d' écrire quelque chose, de publier mes photographies, de commenter "l' évènement".
Cinq mois plus tard, je n' ai pas été capable de revenir aux notes que j' avais prises alors, ni de me replonger dans cette atmosphère de la Biennale.
Il faut dire qu' elle fut pour moi une véritable déception. Elle ne fit que confirmer mon attitude extrêmement pessimiste vis-à-vis de l' art contemporain, de la production relevant de commandes publiques, de l' art officiel et académique. Mes promenades dans les diverses galeries de Paris, Milan, Rome, ne font que confirmer ce pessimisme. A tel point que j' hésite encore à me rendre à la FIAC dont on parle temps ces derniers jours.
Oh, certes, tout n' était pas si mauvais lors de cette fameuse Biennale qui semble avoir perdu ses fastes d' antant et ne conserver que la grandeur du nom. Après tout, le pavillon brésilien méritait qu' on lui accorde de l' attention pour ses photographies originales des la vie nocturne et ses peintures monumentales aux allures de tapis tissés. Certains films du pavillon roumain présentaient un aspect digne d' intérêt, comme ce film par exemple de Stefan Constantinescu dénonçant l' indifférence
règnant dans les transports en commun. Le pavillon egyptien maintenait également une exigence artistique, celle du peintre et du sculpteur, qui manque bien souvent dans l' ensemble de cette Biennale.
C' est sans doute pour cette raison principale que j' ai refusé d' écrire...
Ce qui domine c'est : -la mode Disneyland( par exemple, pour le pavillon russe où l' installation de Gosha Ostretsov emprunte beaucoup à la logique de la maison des pirates du fameux parc d' attraction) ;
-la mode Ikéa et queer( pour le pavillon nordique ou le pavillon allemand où la mobilier joue la part essentielle de l' aménagement) ;
-la mode minimaliste-symbolique dépourvue de tout intérêt esthétique( pavillon français mené par notre "cher" Claude Lévêque) ;
-la mode monumentale où l' objet ne prend de l' importance que parce qu ' il est immense( en exemple, le pavillon japonais et ses photographies d' au moins 3 mètres de hauteur) ;
-la mode du kitsch monumentale, pour ne pas dire baroque.

Nos sociétés industrielles ont fini pas créer une forme artistique industrielle, image de ce qu' est devenu la classe urbaine dominante. L' homme que Mac Luhan avait cru deviner, bien avant déjà la création d' Internet, est enfin apparu. Un art du prêt-à-sentir a vu le jour.

On m' avait dit qu' un critique ne doit jamais écrire sur ce qu' il n' aime pas, mais quand la laideur devient presque quasi- exclusive dans les prétendus salons d' art, on se doit de consacrer quelques lignes pour signaler la dérive.

Je pensais que je pourrais trouver le Beau à Paris, que la grandeur de la ville promettait l' originalité de la production artistique. Or, je constate à mon grand regret, qu' ici comme ailleurs, la quête du Beau s'avère un périple, un combat, une lutte dans l' ignoble jungle.

Current Mood:
disappointed
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Bien entendu, il n' est peut-être pas nécessaire d' être informé chaque jour des nombreux décès qui surviennent dans une ville comme Paris...
Mais tout de même, les morts symboliques pourraient au moins obtenir quelques lignes dans un quotidien ou un hebdomadaire citadin...
Certes, nous ne pouvons pas tous prétendre que nos funérailles fassent la Une des journaux...
Et pourtant, si quelqu'un se suicide devant le MoMa à New-York en plein après-midi, n'est-ce pas parce qu'il espère que sa mort devienne quelque peu célèbre ?
Nous sommes d'accord que le journaliste n'est pas tenu de se soumettre aux volontés de n' importe quel quidam qui désire qu'on lui consacre des mots, des phrases et donc une existence littéraire...
Cependant, lorsqu' il s'agit d'une mort dont ont été témoin plus d'une centaine de personnes et qui a bloqué l'accès au musée internationalement fréquenté, pendant plus d' une heure, le temps de l'intervention des pompiers et des urgences, on s'interroge sur le silence que la presse et les autorités ont tenu sur l'évènement.

Le Lundi 5 octobre 2009, un homme a sauté d'un étage du centre Pompidou, face à la place Beaubourg animée. Son corps s'est heurté contre un de ces énormes tuyaux externes qui caractérisent l' édifice du bâtiment, restant ainsi suspendu jusqu' à l' intervention des secours. Il semble que l' homme est mort sur le coup.

Suicide ou meurtre ? La première solution semble plus correcte, bien que nous ne possédions aucune information sur l' incident...Rien, aucun journal ne semble avoir commenté l' affaire. Personne n'en a parlé, personne n' est au courant, sauf ceux qui l'ont vu...

Il y a tout lieu de croire à un oubli volontaire. L' architecture du centre Pompidou ayant suscité de nombreuses polémiques, il serait sans doute délicat de venir marquer l' édifice d' une mort finalement "insignifiante"... Alors que le centre et son musée attirent des millions de touristes, il serait certainement "contre-productif" de parler d' un évènement aussi "bénin"...

Ce silence montre à quel point le désespéré, le "suicidé", dérangent l'image que la France souhaite donner d' elle. En ces temps de crise où la question du taux de suicides a pris de l'envergure, le silence sur l' affaire Pompidou souligne la tentative d' étouffer les "petites histoires" qui pourraient porter à polémiques.

Il n' en reste pas moins que la centaine de personnes présente lors de ce qui aurait pu devenir un scandale, a suivi avec attention l' intervention des secours. Il se peut que la mort de cet Inconnu soit redécouverte un jour dans les Archives, par hasard...Nos descendants pourront ainsi conclure : " Le XXIe, siècle de l'Indifférence " ou encore "Vers la fin de l'Opinion publique", et pourquoi pas "La mort : ce grand divertissement"...

Current Mood:
depressed
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© - Oleg Burian - Aaron, 1998



(si vous souhaiter rentrer en contact avec l'artiste : [info]toy_marker )

Fier d'une expérience plastique d'une vingtaine d'années, l'artiste s'est imposé à la culture moscovite alternative, dans les années 1980, comme un élément phare du mouvement "Arrière-garde" ou "New archaic", mouvement dont l'objectif visé était de s'opposer à l'art institutionnel soviétique qui promouvait alors les artistes dits d' "avant-garde" dans des fins exclusivement mercantiles. L'imagination plastique d'Oleg Burian s'est exercée par le biais de différents media : de la peinture à l'huile à la fabrication de jouets artistiques en bois ; de l'illustration de livres aux sculptures monumentales. Son activité s'inscrit dans l'art du recyclage, il aime à parcourir les rues de Moscou pour ramasser les matériaux abandonnées, comme des toiles, du bois ou du papier qu'il recycle ensuite en papier-maché. Ses sculptures de bois sont à la fois étonnantes de par la fantaisie des personnages ou des objets inventés, mais également dès lors que l'on connaît l'instrument qu'il utilise pour les réaliser, à savoir un simple couteau.Read more... )
Current Mood:
amused
Current Music:
Bartòk
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Ce site de Livejournal offre un panorama vraiment intéressant de l'art contemporain en Russie.Ce dernier me semble beaucoup plus riche là-bas qu'ici, mais peut-être n'est-ce qu'un préjugé. Il n'empêche que les russes ne cessent de me surprendre aussi bien par l'éloquence de leur dessin, que par l'oeil raffiné qui guide le choix de leur couleur. Quitte à choisir le kitsch, je préfère choisir le kitsch russe.
Voici le site d'une artiste spécialisée dans la fabrication des marionettes. C'est incroyable comme elles sont originales, fines, et élégantes. Son travail est toujours de très bon goût. Rècemment encore elle a publié l'image d'une de ses poupées assez grande. Celle-ci possède une porte en bois au niveau du ventre, qui ouvre sur une petite boîte qui renferme une petite poupée. Le système des matriochkas est ici revisité d'une manière très originale et très particulière. Bonne visite : [info]algulya 

Current Mood:
determined
Current Music:
Ray Charles
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Photobucket
 
Alain Signori

Je vous invite à parcourir son site. Ce sont surtout ses assemblages qui dénotent un réel esprit d'invention, pleins de tendresse et d'imagination. Très astucieux, ils procurent un réel soulagement esthétique, comme quoi il est encore possible de faire du beau avec un rien...Les couleurs sont chaudes et l'aspect vieilli ajoute un peu plus au sentiment d'unique et d'authentitque qui se dégage de ces personnages. On est heureux de rencontrer le Beau. Bon voyage dans l'univers de Signori :

                    


Current Mood:
amused
Current Music:
Abdulah Ibrahim
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NIDZGORSKI Adam

 
Voilà un site sur lequel vous trouverez un certain nombre de références et d'artistes appartenant à l'ART BRUT ou à l'ART SINGULIER : 

              -www.objet-trouve.com/expo
             

Current Mood:
curious
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Je vous invite à découvrir le blog de cette artiste que j'ai à peine découvert avec plaisir

J'avoue que ce sont surtout ses dessins et ses noirs et blancs qui me plaisent. Du reste, le blog me parait intéressant à suivre.
Current Mood:
calm
Current Music:
Chopin
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www.benamikoller.com/dessin-corps.php


Je vous invite à consulter le site de cet artiste, actif à Paris, que d'aucuns comparent à Rustin. Décédé il y a à peine quatre mois, ce sont surtout ses dessins qui attirent mon intérêt.

Current Mood:
calm
Current Music:
John Zorn
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Cette photographie est tirée de l'exposition du muséé d'Orsay tenue en janvier dernier à Paris sur les masques au XIXè siècle. Ces visages si obtus paraissent-ils, ont toutefois le mérite de sourire. Un sourire, certes, inquiétant et congestionné, mais cela reste un sourire. Ce sont ces masques que je souhaiterais porter chaque soir que je dois ouvrir une bouteille de vin aux clients, m'excuser pour l'attente, courir de la salle au bar et du bar à la cuisine. Ce sont ces masques, avides et monstrueux, qui se cachent sous mon hypocrite sourire de service.
Tags:
Current Mood:
annoyed
Current Music:
Stravinsky
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Si l'on peut douter des qualités plastiques et artistiques de Monsieur Vautier, on ne doutera pas de son excellent sens du marketing et du commerce. N'a-t-il pas d'ailleurs donné dans la publicité ? Pour une première rencontre, c'était  vraiment quelque chose. Attendant l'inauguration de l'exposition "Ils se sont tous suicidés" de Monsieur Ben à la galerie du Templon, ce jour du 10 janvier 2009, on nous avait annoncé une performance. Une discrète population bon chic, bon genre s'était déplacé pour l'occasion. En ce mois de janvier, Ben Vautier était visiblement à l'affiche à Paris avec son dernier livre Suicide d'artiste, publié aux éditions L'esprit du temps. On ne commentera pas ce livre, dont le titre explicite très bien la thématique. Or, quand un publicitaire se met à la philosophie, ce n'est pas sans péril. Il faut savoir parfois conserver les justes frontières de disciplines. Ben Vautier, en grand rigolo, a bien fini par apparaitre. Il a parlé de son livre, biensûr, du métier d'artiste, tout cela de manière très informelle, sans qu'il parvienne à monopoliser l'attention et le silence des spectateurs. Sa performance a consisté à barrer son initial slogan "La vie tue", pour le changer par "La mort tue", preuve que rien n'a de sens dans ces tabeaux et que quiconque pourrait les remodeler à sa guise. Ben Vautier fait du Design, il ne peint plus, bien que certains le croient encore. Sa présence dans les galeries et dans les manifestations artistiques ne devraient pas être. En outre, c'est une personnalité dangereuse, peu réfléchie, qui n'a pas conscience de ce qu'inclut la responsabilité d'un personnage public. Or, il peut s'avérer contre-productif de faire une dédicace en écrivant ainsi "ne rates pas ton suicide". Ben Vautier se croit tout permis, il se plaint de n'avoir pas assez d'argent et invite les autres au suicide. Au fond, ce qui suscite notre interrogation la plus profonde, reste de savoir comment un tel charlatan peut encore attirer du public. Cette exposition voyeuriste sur le suicide des grands ne possède aucun intérêt, ni plastique, ni philosophique. Il ne fait que jouer de la mort usant de banalités et de clichés plus ou moins provocateurs. Pour plus d'informations sur le phénomène Vautier :

                       WWW.BEN-VAUTIER.COM/

Référence à l'exposition :
Ben     "Ils se sont tous suicidés"
10 janvier - 21 février 2009
Galerie Templon    
30 rue Beaubourg
75003 Paris



Current Mood:
angry
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Il est toujours difficile de chercher à distinguer des catégories dans lesquelles pourraient être intégrés les artistes contemporains. Cependant, on est bien obligé de remarquer certaines tendances. Depuis Bacon, de nombreux s'essaient à ce qu'on pourrait nommer la "défiguration", système par lequel un visage, un corps se voit complètement ou partiellement défiguré, jusqu'à assumer un aspect horrible, douloureux ou monstrueux. J'ai relevé de cette tendance les artistes suivants :

www.rustin.be
nefdesfous.free.fr/

www.jorg-hermle.com/default.htm

Current Mood:
tired
Current Music:
tom waits
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Du 31 janvier au 25 mai 2009, une expostion intitulée "Art, génie et folie" se déroule dans le Palazzo Squarcialupi de Sienne(Italy). Sous l'initiative de Vittorio Sgarbi, et sous la direction d'Enrico Toti, cette exposition regroupe un certain nombre d'oeuvres, peintures et sculpture de la Renaissance jusqu'à l'année dernière, mêlés à des objets qui servaient dans les hôpitaux psychiatriques. D'emblée, en entrant dans la première salle, le spectateur comprends que la thématique de l'exposition s'est vue très peu problématisée. Un Bosch côtoie des dessins d'un contemporain italien quasi inconnu, tandis que la moitié de la salle est occupée par des camisoles de force pour tous les âges et des témoignages d'études du cerveau du siècle passé. Ce cabinet de curiosité explicite donc immédiatement la teneur de l'exposition, conçu par un architecte siennois sans doute peu au courant des règles de l'exposition. En montant à l'étage, le visiteur rencontre des statuettes de bronze, réalisées par un contemporain italien, posée sur la rambarde de l'escalier, prêt à tomber à la renverse. L'intention étant de découvrir "l'être dans le monde" des artistes, on finit par tout confondre. Entre psychiatrie, psychanalyse, Dante, Bosch, Pironesi, l'art brut, l'expressionisme, le surréalisme, le symbolisme, etc, on fint par se demander si ce n'est pas l'art la réelle folie, comme si toute expression imaginaire ne représentait au fond qu'une forme pathologique. La folie comme source d'inspiration. Le génie fou. Les images folles. L'histoire de la folie. La représentation de personnes malades. C'est un vaste bric-à-brac, une véritable brin de folie que s'est permise la ville de Sienne. Ce sujet délicat est traité de manière superficielle et l'organisation de l'exposition est déplorable. Alors qu'il n'est consacré qu'un espace minuscule à l'Art Brut, et peu mis en valeur, les oeuvres se succèdent dans un désordre aussi bien diachronique que synchronique. On regrette également que le concept de génie soit encore utilisé sans aucune subtilité, à une fin essentiellement commercial. A croire que Sienne s'est arrêté cinq siècles en arrière. En conclusion, si quelques pièces amortissent la rancoeur, tels que deux ou trois collages de Max Ernst pour ne prendre qu'un exemple,  l'ensemble reste particulièrement décevant par rapport à la publicité qu'il en est fait. Pour plus d'information : www.santamariadellascala.com
Current Mood:
surprised
Current Music:
Art ensemble of Chicago
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Current Mood:
satisfied
Current Music:
Debussy
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La ville de Paris a mis à disposition des salles de l'Hôtel de Ville afin d'organiser des expositions gratuites permises grâce au mécénat, notamment de la société ALSTOM transport. Entre le 24 octobre et le 28 février 2009, c'est à Jacques Prévert que l'hommage est consacré. Organisée de manière chronologique, l'exposition retrace les grandes étapes de la vie artistique du poète que l'on ne présente plus. Polyendrique par excellence, Prévert a écrit pour le cinéma, la musique. Il a aussi peint, collé et illustré. On reprochera seulement le brouhaha créé par la proximité exagérée entre les différentes projections filmiques. Outre ce défaut technique, on ressort de l'exposition enrichi, empli de cette curiosité qui  invite à relire ou à revoir livres et films de cette époque de "Paris, la belle", quand les quartiers parisiens avaient encore une âme et quand les voitures n'avaient pas encore envahi la ville. L'humour ponctue toute l'oeuvre de Prévert et sa tendre approche de la vie réchauffe le coeur, notamment ses pages d'emploi du temps qu'il décorait de fleurs. Si l'exposition a tendance a construire le monument Prévert, on remercie tout de même cette initiative, qui distribue en plus un "Petit journal de l'exposition", aide-mémoire dans lequel se trouve les principales étapes de l'exposition avec quelques illustrations. Nous restons finalement assez surpris de la générosité de cette exposition qui demeure cependant pertinente.
Current Mood:
excited
Current Music:
Hurricane-Bob Dylan
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                                                 Appassionata, 1939, Carol Rama.

If you don't know CAROL RAMA, an italian artist who lives at Torino (Italy). I invite you to discover :
              www.carolrama.com
 

Current Mood:
curious
Current Music:
Stravinsky
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