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Lecteurs, lectrices, bienvenue ! Cet humble blog comporte comme visée principale l'ouverture d'un espace de réflexion critique sur l'art, essentiellement moderne et contemporain. Il recense divers articles concernant les expositions que j'ai pu visiter en Italie, pays où j'habite actuellement. Il tente également de faire état des interrogations esthétiques contemporaines(point de vue théorique aussi bien que philosophique), tout en tenant compte du fonctionnement institutionnel et médiatique du monde artistique(point de vue concret de la diffusion et de la promotion artistique). Le blog contient des comptes-rendus de mes lectures, ainsi que des links, permettant d'ouvrir des perspectives de recherches aux lecteurs. Une section plus personnelle sera consacrée aux découvertes d'artistes peu ou pas connus que j'aurai rencontré et qui me seront parus passionnants. Je suis ouverte à tous commentaires venant de votre part. Bonne lecture !
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Quelle joie de se plonger dans les Archives ! On découvre que, fut un temps, les "voyageurs excentriques" ne passaient pas inaperçus...Paris, la grande est une invention finalement assez récente.
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Article extrait du journal Libération : 15/01/2010 À 15H51 Un clip porno provoque des bouchons à Moscou 4 réactions La circulation automobile s’est arrêtée jeudi soir sur l’une des principales artères de Moscou lorsque un écran publicitaire a soudainement diffusé une vidéo pornographique. La société Panno.ru, propriétaire de l’écran publicitaire placé sur un boulevard circulaire autour du centre de Moscou, a indiqué avoir été victime d’une attaque de pirates informatiques. «C’était une attaque de hackers contre nos ordinateurs. Un film publicitaire a été remplacé par une vidéo indécente», a expliqué à l’agence Ria Novosti le directeur commercial de la société, Viktor Laptev. Des témoins ont raconté aux agences russes comment un petit embouteillage s’était formé aux abords de l’écran, les automobilistes s’arrêtant pour admirer le spectacle. Selon la municipalité de Moscou, l’événement a duré une vingtaine de minutes vers 22 heures. «On a appris la chose au bout de trois minutes et un quart d’heure plus tard, l’écran était coupé», a expliqué le responsable adjoint du comité de la publicité de la ville de Moscou, Alexander Mentchouk. (Source AFP)
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Ne me quitte pas www.youtube.com/watch Mathilde www.youtube.com/watch Au suivant www.youtube.com/watch Les Bonbons www.youtube.com/watch |
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Samedi dernier, des élèves de l'Ecole du Cirque et du Conservatoire de Musique de Paris se sont associés afin de créer un petit spectacle qui dura environs trois quart d'heure. A la sortie de la station de métro Europe, au milieu de la route, un groupe de musiciens et de jongleurs attira d'abord les passants, constituant ainsi un premier cortège qui fut acheminé jusqu'aux locaux du Conservatoire. Puis, acrobaties en tous genres, trapézistes ont présenté, de manière parfois très poétique, un certain nombres de numéros, accompagnée splendidement par les musiciens élèves du Conservatoire. La foule de spectateur a bientôt vu son nombre augmenter. Certes, il ne s'agissait sans doute pas d'un spectacle au comble de la perfection technique, compte tenu du fait que les intervenants étaient des élèves et non pas des professionnels. Cependant, l'ambiance dynamique et l'attitude enthousiaste qui s'imposa prouve qu'il en faut parfois peu pour alléger et réconforter les parisiens soumis à un quotidien parfois un peu trop gris et morose. En outre, l'association entre les élèves des deux écoles étaient parfaite. Le clou du spectacle résida dans l'association entre deux acrobates et un pianiste solo dans une scène assez provocatrice. Un superbe piano à queue, valant quelques "deniers", devenait le support à toutes les acrobaties de deux demoiselles aux formes généreuses et aux tenues légères. Osée, cette présentation n'en demeura pas moins extrêment élégante et sensuelle. Nul doute qu'il y aurait de très belles choses à faire dans cette association entre le Cirque et la recherche de la perfection musicale. ![]() ( Read more... )
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![]() Il ne faudrait pas croire tout ce qu'on vous raconterait sur la prétendue ouverture des Ecoles supérieurs Beaux-Arts à toute forme d'art...etc, etc,... En réalité, les Ecoles Beaux-Arts restent le bastion de le l' Académisme. En témoigne l'existence de cette oeuvre ci-dessus, réalisée par une élève, aujourd'hui détruite. En effet, l'oeuvre ne plaisant pas aux professeurs, et l'élève n'ayant plus suffisamment d'argent pour se procurer une autre toile, elle a servi de toile de récupération. Il faut sans doute bien choisir son Ecole, toutes n'ont sans doute pas les mêmes orientations. Toutefois, cela dit beaucoup aussi sur les capacités d'ouverture. Certaines écoles ont en horreur le figuratif et entrent en extase devant n'importe quelle forme géométrique, du moment qu' elle soit un peu colorée...Le plus absurde est cette dernière tendance, très japonaise, qui apparaît beaucoup dans les galeries parisiennes : l'art de Le Roy Merlin. Prenez un échantillon de peinture murale dans un grand magasin, imitez-le, agrandissez-le, et attachez-le au mur. Ce fera une magnifique toile décorative. C 'est cela qui a de l'avenir, et non plus le figuratif. Non, il faut de la matière, du mouvement. Il faut répéter et répéter les découvertes des dernières "avant-gardes" : la matière, la couleur, la ligne (Quelles découvertes !). Le temps n'est plus aux "pinocchio" (c'est ainsi que l'oeuvre ci-dessus s'est vue qualifiée). Si l'on peut et doit finalement respecter toute forme artistique, il est dommage que de telles écoles enseignent plus le mépris d'un genre, le mépris d'une certaine peinture, plutôt qu'elle n'encourage les différents talents. ![]() ( Read more )
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En rentrant à pied, ce soir, je suis tombée sur le GMAC, c' est-à-dire les grand marché d' art contemporain qui se situe actuellement sur la place de la Bastille. Heureuse de la surprise, j' ai parcouru rapidement l' ensemble de l' espace avant sa fermeture afin d' avoir un premier point de vue général. Deux sculpteurs ont particulièrement attiré mon attention : ![]() Christian Champin, le métallo-déchéticien, virtuose du Recycle Art, non dénué d' humour et de tendresse, capable de créer des personnages très "vivants", particulièrement expressifs. Je ne suis malheureusement pas parvenue à trouver sur le Net ce que j' ai vu à la place de la Bastille. L' artiste ne manque pas d' inventivé, il mérite tous les honneurs pour ce merveilleux panthéon qu' il a créé. Plus d' information sur son site. L' autre merveilleux et très sympathique sculpteur que j' ai rencontré ALLAIN , un magnifique céramiste qui réalise des figures aux allures sacrées, plus ou moins grandes. ![]() Il donne à ses figures une origine géographique, et invente une civilisation imaginaire. D' une richesse remarquable et au sens esthétique très raffiné, ses sculptures sont à voir.
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Depuis que j' ai visité la Biennale de Venise en fin de printemps dernier, lors de son ouverture, je me suis souvent promise d' écrire quelque chose, de publier mes photographies, de commenter "l' évènement". Cinq mois plus tard, je n' ai pas été capable de revenir aux notes que j' avais prises alors, ni de me replonger dans cette atmosphère de la Biennale. Il faut dire qu' elle fut pour moi une véritable déception. Elle ne fit que confirmer mon attitude extrêmement pessimiste vis-à-vis de l' art contemporain, de la production relevant de commandes publiques, de l' art officiel et académique. Mes promenades dans les diverses galeries de Paris, Milan, Rome, ne font que confirmer ce pessimisme. A tel point que j' hésite encore à me rendre à la FIAC dont on parle temps ces derniers jours. Oh, certes, tout n' était pas si mauvais lors de cette fameuse Biennale qui semble avoir perdu ses fastes d' antant et ne conserver que la grandeur du nom. Après tout, le pavillon brésilien méritait qu' on lui accorde de l' attention pour ses photographies originales des la vie nocturne et ses peintures monumentales aux allures de tapis tissés. Certains films du pavillon roumain présentaient un aspect digne d' intérêt, comme ce film par exemple de Stefan Constantinescu dénonçant l' indifférence règnant dans les transports en commun. Le pavillon egyptien maintenait également une exigence artistique, celle du peintre et du sculpteur, qui manque bien souvent dans l' ensemble de cette Biennale. C' est sans doute pour cette raison principale que j' ai refusé d' écrire... Ce qui domine c'est : -la mode Disneyland( par exemple, pour le pavillon russe où l' installation de Gosha Ostretsov emprunte beaucoup à la logique de la maison des pirates du fameux parc d' attraction) ; -la mode Ikéa et queer( pour le pavillon nordique ou le pavillon allemand où la mobilier joue la part essentielle de l' aménagement) ; -la mode minimaliste-symbolique dépourvue de tout intérêt esthétique( pavillon français mené par notre "cher" Claude Lévêque) ; -la mode monumentale où l' objet ne prend de l' importance que parce qu ' il est immense( en exemple, le pavillon japonais et ses photographies d' au moins 3 mètres de hauteur) ; -la mode du kitsch monumentale, pour ne pas dire baroque. Nos sociétés industrielles ont fini pas créer une forme artistique industrielle, image de ce qu' est devenu la classe urbaine dominante. L' homme que Mac Luhan avait cru deviner, bien avant déjà la création d' Internet, est enfin apparu. Un art du prêt-à-sentir a vu le jour. On m' avait dit qu' un critique ne doit jamais écrire sur ce qu' il n' aime pas, mais quand la laideur devient presque quasi- exclusive dans les prétendus salons d' art, on se doit de consacrer quelques lignes pour signaler la dérive. Je pensais que je pourrais trouver le Beau à Paris, que la grandeur de la ville promettait l' originalité de la production artistique. Or, je constate à mon grand regret, qu' ici comme ailleurs, la quête du Beau s'avère un périple, un combat, une lutte dans l' ignoble jungle.
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Bien entendu, il n' est peut-être pas nécessaire d' être informé chaque jour des nombreux décès qui surviennent dans une ville comme Paris... Mais tout de même, les morts symboliques pourraient au moins obtenir quelques lignes dans un quotidien ou un hebdomadaire citadin... Certes, nous ne pouvons pas tous prétendre que nos funérailles fassent la Une des journaux... Et pourtant, si quelqu'un se suicide devant le MoMa à New-York en plein après-midi, n'est-ce pas parce qu'il espère que sa mort devienne quelque peu célèbre ? Nous sommes d'accord que le journaliste n'est pas tenu de se soumettre aux volontés de n' importe quel quidam qui désire qu'on lui consacre des mots, des phrases et donc une existence littéraire... Cependant, lorsqu' il s'agit d'une mort dont ont été témoin plus d'une centaine de personnes et qui a bloqué l'accès au musée internationalement fréquenté, pendant plus d' une heure, le temps de l'intervention des pompiers et des urgences, on s'interroge sur le silence que la presse et les autorités ont tenu sur l'évènement. Le Lundi 5 octobre 2009, un homme a sauté d'un étage du centre Pompidou, face à la place Beaubourg animée. Son corps s'est heurté contre un de ces énormes tuyaux externes qui caractérisent l' édifice du bâtiment, restant ainsi suspendu jusqu' à l' intervention des secours. Il semble que l' homme est mort sur le coup. Suicide ou meurtre ? La première solution semble plus correcte, bien que nous ne possédions aucune information sur l' incident...Rien, aucun journal ne semble avoir commenté l' affaire. Personne n'en a parlé, personne n' est au courant, sauf ceux qui l'ont vu... Il y a tout lieu de croire à un oubli volontaire. L' architecture du centre Pompidou ayant suscité de nombreuses polémiques, il serait sans doute délicat de venir marquer l' édifice d' une mort finalement "insignifiante"... Alors que le centre et son musée attirent des millions de touristes, il serait certainement "contre-productif" de parler d' un évènement aussi "bénin"... Ce silence montre à quel point le désespéré, le "suicidé", dérangent l'image que la France souhaite donner d' elle. En ces temps de crise où la question du taux de suicides a pris de l'envergure, le silence sur l' affaire Pompidou souligne la tentative d' étouffer les "petites histoires" qui pourraient porter à polémiques. Il n' en reste pas moins que la centaine de personnes présente lors de ce qui aurait pu devenir un scandale, a suivi avec attention l' intervention des secours. Il se peut que la mort de cet Inconnu soit redécouverte un jour dans les Archives, par hasard...Nos descendants pourront ainsi conclure : " Le XXIe, siècle de l'Indifférence " ou encore "Vers la fin de l'Opinion publique", et pourquoi pas "La mort : ce grand divertissement"...
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![]() © - Oleg Burian - Aaron, 1998 (si vous souhaiter rentrer en contact avec l'artiste : Fier d'une expérience plastique d'une vingtaine d'années, l'artiste s'est imposé à la culture moscovite alternative, dans les années 1980, comme un élément phare du mouvement "Arrière-garde" ou "New archaic", mouvement dont l'objectif visé était de s'opposer à l'art institutionnel soviétique qui promouvait alors les artistes dits d' "avant-garde" dans des fins exclusivement mercantiles. L'imagination plastique d'Oleg Burian s'est exercée par le biais de différents media : de la peinture à l'huile à la fabrication de jouets artistiques en bois ; de l'illustration de livres aux sculptures monumentales. Son activité s'inscrit dans l'art du recyclage, il aime à parcourir les rues de Moscou pour ramasser les matériaux abandonnées, comme des toiles, du bois ou du papier qu'il recycle ensuite en papier-maché. Ses sculptures de bois sont à la fois étonnantes de par la fantaisie des personnages ou des objets inventés, mais également dès lors que l'on connaît l'instrument qu'il utilise pour les réaliser, à savoir un simple couteau.( Read more... )
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Ce site de Livejournal offre un panorama vraiment intéressant de l'art contemporain en Russie.Ce dernier me semble beaucoup plus riche là-bas qu'ici, mais peut-être n'est-ce qu'un préjugé. Il n'empêche que les russes ne cessent de me surprendre aussi bien par l'éloquence de leur dessin, que par l'oeil raffiné qui guide le choix de leur couleur. Quitte à choisir le kitsch, je préfère choisir le kitsch russe. Voici le site d'une artiste spécialisée dans la fabrication des marionettes. C'est incroyable comme elles sont originales, fines, et élégantes. Son travail est toujours de très bon goût. Rècemment encore elle a publié l'image d'une de ses poupées assez grande. Celle-ci possède une porte en bois au niveau du ventre, qui ouvre sur une petite boîte qui renferme une petite poupée. Le système des matriochkas est ici revisité d'une manière très originale et très particulière. Bonne visite :
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Je vous invite à parcourir son site. Ce sont surtout ses assemblages qui dénotent un réel esprit d'invention, pleins de tendresse et d'imagination. Très astucieux, ils procurent un réel soulagement esthétique, comme quoi il est encore possible de faire du beau avec un rien...Les couleurs sont chaudes et l'aspect vieilli ajoute un peu plus au sentiment d'unique et d'authentitque qui se dégage de ces personnages. On est heureux de rencontrer le Beau. Bon voyage dans l'univers de Signori :
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![]() NIDZGORSKI Adam -www.objet-trouve.com/expo
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www.benamikoller.com/dessin-corps.php Je vous invite à consulter le site de cet artiste, actif à Paris, que d'aucuns comparent à Rustin. Décédé il y a à peine quatre mois, ce sont surtout ses dessins qui attirent mon intérêt.
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